Faire reprendre un projet logiciel abandonné
Une reprise de projet consiste à récupérer un logiciel dont le développeur est parti : lire le code existant, dire honnêtement ce qui est récupérable, puis le remettre en service. C’est une prestation à part entière, pas une faveur accordée avant un vrai projet.
C’est la demande la plus fréquente après le sur-mesure, et celle sur laquelle on ment le plus souvent aux clients.
Que devient un projet laissé en plan ?
Trois issues, et une seule est bonne. On le reprend tel quel, quand le code est lisible et que l’essentiel fonctionne. On en garde une partie — souvent la base de données et les données elles-mêmes, qui sont le vrai actif. Ou on repart de zéro, en récupérant quand même les données.
Ce qui est presque toujours récupérable, ce sont vos données. Ce qui l’est rarement, c’est un code écrit vite, sans documentation, par quelqu’un qui n’est plus joignable. Le savoir avant de payer change la décision.
Comment savoir si le code est récupérable ?
En le lisant. C’est le sens de l’audit de reprise : je regarde le dépôt, les dépendances, la base de données, ce qui tourne encore et ce qui est cassé, puis je vous écris ce que j’ai trouvé — en français, pas en jargon.
Le document dit trois choses : ce qui fonctionne aujourd’hui, ce qui est réparable et à quel effort, ce qui est à réécrire. Vous en faites ce que vous voulez, y compris le confier à un autre développeur. Il vous appartient.
Que faut-il rassembler avant de me contacter ?
Le moins possible, et surtout pas un dossier complet. Ce qui aide vraiment : l’accès au code s’il existe, l’accès au serveur ou l’hébergeur, et le nom de la personne qui l’a écrit — même si elle ne répond plus.
Si vous n’avez rien de tout ça, dites-le : c’est une situation courante, et retrouver les accès fait partie du travail. Ce qui ne se récupère pas, en revanche, c’est un code qui n’a jamais été livré et qui est resté chez le prestataire.
| État constaté | Ce que ça implique | Ce qu’il reste |
|---|---|---|
| Code livré, lisible, qui tourne | Reprise directe | Tout, y compris l’historique |
| Code livré mais sans documentation | Un temps de lecture à prévoir | Le code et les données |
| Serveur accessible, code introuvable | Récupération depuis le serveur | Souvent l’essentiel |
| Rien que la base de données | Réécriture, mais pas depuis rien | Les données, le vrai actif |
| Code resté chez le prestataire | Rien à reprendre techniquement | Ce que dit votre contrat |
Dans quels cas ce n’est pas la bonne réponse ?
Autant l’écrire avant le devis. Si vous vous reconnaissez dans l’un de ces cas, dites-le moi : je vous orienterai ailleurs plutôt que de vous vendre ce dont vous n’avez pas besoin.
- Vous voulez un avis gratuit sur du code avant de décider : l’audit est une prestation, courte mais facturée.
- Le prestataire précédent est encore en poste et joignable : parlez-lui d’abord, ce sera plus rapide.
- Le projet est un site vitrine WordPress : ce n’est plus mon métier.
Les questions qu’on me pose sur reprise de projet existant
Combien coûte un audit de reprise ?
C’est une prestation courte, chiffrée à part et indépendante de la suite. Vous recevez le document même si vous décidez ensuite de ne rien faire, ou de confier le travail à quelqu’un d’autre.
Faut-il l’accord du développeur précédent ?
Non, si le code vous a été livré et que le contrat vous en cède les droits. C’est justement le premier point que l’audit vérifie.
Peut-on garder l’hébergement existant ?
Souvent oui. S’il est hors d’Europe ou impossible à sauvegarder correctement, je le dis et je propose une migration — mais c’est une décision, pas une obligation.
Combien ça coûte ?
Sur devis, jamais de grille : le prix dépend de ce que contient le projet, pas d’un barème. Vous recevez un ordre de grandeur dès le premier échange, avant toute réunion et avant tout engagement. Pour savoir si l’investissement se justifie, la méthode est décrite dans le calcul du coût de votre organisation actuelle.
Décrivez votre besoin en trois lignes — réponse sous 48 h : faisable ou non, comment, et l’ordre de grandeur.